Attention pépite!
J'avais adoré Dieu est un pote à moi, je suis donc partie à la recherche des autres livres de ce jeune auteur, et je dois dire que là, je n'ai pas du tout été déçue.
Cyril Massarotto trouve à nouveau le ton juste, tout en simplicité pour nous embarquer dans son univers.
Dans un pays en guerre, une petite fille sans prénom trouve refuge chez un vieillard sans plus personne. Entre la peur des "autres" qui rôdent et tuent toujours, et l'espoir de voir finir la guerre, l'histoire est celle de leur vie commune. La petite fille fait renaître la joie dans le coeur du vieil homme, celui ci offre à la demoiselle l'amour et l'attention qu'elle n'a jamais connus.
Une belle histoire d'humains
lundi 9 juillet 2012
jeudi 14 juin 2012
Lu: Nos étoiles ont filé
Attention pépite!
De celles qui vous font dévorer des pages sans voir que les minutes passent
De celles qui nous emportent et restent présentes même quand le livre est refermé
De celles qui marquent en soi
Le sujet n'était pas simple, Anne-Marie Revol nous livrant ici les lettres qu'elle adresse à ses deux petites filles, décédées dans l'incendie de leur maison. Pourtant l'auteure a réussi le tour de force de ne jamais tomber dans le pathos et le larmoyant.
C'est l'histoire d'un deuil, et c'est pourtant plein de vie, et de force
Du très beau
De celles qui vous font dévorer des pages sans voir que les minutes passent
De celles qui nous emportent et restent présentes même quand le livre est refermé
De celles qui marquent en soi
Le sujet n'était pas simple, Anne-Marie Revol nous livrant ici les lettres qu'elle adresse à ses deux petites filles, décédées dans l'incendie de leur maison. Pourtant l'auteure a réussi le tour de force de ne jamais tomber dans le pathos et le larmoyant.
C'est l'histoire d'un deuil, et c'est pourtant plein de vie, et de force
Du très beau
vendredi 13 avril 2012
Lu: Le cherche-bonheur
Ils sont vieux
Elle est très malade, lui atteint d'alzheimer. Ils pourraient être au calme, dans leur maison, à prendre soin loin de l'autre. Mais c'est sans compter sur sa détermination à elle.
Malgré l'interdiction des enfants, les voilà doncen route pour disneyland à bord du camping car familial..
En route vers leur passé, vers ce chemin de vie qu'ils ont fait ensemble, et cette envie d'être encore un couple et non une paire de vieillards qu'on dirige.
Un joli livre, de l'humain
mercredi 14 mars 2012
Une minute de silence...
Silence, ils souffrent!
Comme tous mes compatriotes, je me suis pris ce matin l'horreur de notre condition humaine en pleine poire, à l'heure du petit dèj, l'heure où on se demande de quoi aujourd'hui sera fait.
J'ai de la chance, notez. Je n'ai pas été réveillée par un coup de fil qui ficherait ma vie en l'air, je n'ai pas passé la nuit dans l'horreur et la douleur d'un parent qui perd son enfant. Non, je suis juste une belge qui au réveil a entendu l'annonce de cet accident dans lequel 22 enfants et 6 adultes ont péri.
On est humains, mortels.. Mais quand même..
Et puis la radio a continué à expliquer le peu qu'ils en savaient, et j'ai senti les poils de ma nuque se hérisser en entendant un intervenant dire que cela avait été très difficile pour les sauveteurs de découvrir, je cite, "les corps torturés" des gamins.
Combien de parents, de grands-parents, de frères et de soeurs ont entendu en même temps que moi ces mots qui les hanteraient à jamais?
On est humains.. Fascinés par le morbide, et vas-y que je te vomis du gore au petit-dèj!
Aujourd'hui, j'ai donc eu la confirmation, si besoin en était, que parmi les journalistes qui s'affichent la mine sombre et la larme à l'oeil, il y avait pas mal de charognards, prêts à tout pour un gros titre..
"Les enfants ne criaient même plus" titrera un journal sur son édition en ligne..
La nausée..
"On peut constater du sang sur la porte du car, sans doute laissé par les enfants qui ont voulu s'enfuir" dira le journaliste lors de l'édition spéciale à la télé
Le dégoût, à nouveau..
Parce que l'image du car éventré est bien assez explicite pour qu'on n'aie pas besoin qu'on nous en remette un couche.
Une minute de silence, s'il vous plaît.. Pour penser à ceux qui souffrent, et pour que peut-être, quand les mots reviendront, ils se fassent plus sobres, et plus respectueux
samedi 31 décembre 2011
Le traditionnel bilan
C'est toujours un peu pareil, à l'approche des fatidiques douze coups de minuit. Je fais le bilan des jours écoulés et de cette année qui a une nouvelle fois filé à toute vitesse.. Adios 2011 donc.. Et je dois bien avouer que, cette année, je n'ai pas envie de changer de chiffre. J'ai aimé 2011, après une difficile année 2010, et un brin de superstition idiote me fait flipper à l'idée que peut-être est-ce une série: une année difficile sur deux. Je resterais donc bien en 2011 à titre personnel..
2011 c'était
- Enfin un peu de repos après une année éprouvante, même si tous les jours n'ont pas été roses, c'était quand même nettement moins dur que 2010!
- Le Sénégal! Mon rêve de môme de voir l'Afrique qui se concrétise enfin, et sous la forme dont je rêvais: vivre 10 jours dans un village, partager le quotidien des habitants de Gohé, m'imprégner de cette culture, cette ambiance.. L'Afrique envoûte.. Je l'ai toujours su, j'en ai eu la confirmation.. Et Gohé m'accompagne encore aujourd'hui, comme un souvenir bien plus puissant que n'importe quel autre
- Partager mes jours avec un homme que j'aime, profiter de petits riens, de nos délires, de nos soirées télé, de cette complicité qui grandit sans cesse. C'est bon de se savoir aimée..
- Commencer l'année à Rome, souper en terrasse et sans manteau un 3 janvier et en prendre plein les yeux et le coeur
- Voir grandir ma nièce
- Fêter les 50 ans de mariage de mes grands-parents et rêver face à ce mariage qui a traversé les années sans jamais sombrer, à l'heure où tout va tellement vite, où tout est éphémère
- Manquer de temps parfois, quand trop de choses sont à faire
- Un Pat'Carnaval côté piche!
- La Provence, encore et toujours, parce qu'on est un peu chez nous là-bas, et qu'on y est toujours aussi bien
- Ma voiture attaquée deux fois.. Et faire la découverte du monde judiciaire..
- De chouettes concerts (Calo, Lavoine, Tryo et le La Semo), de chouettes spectacles (le dîner de cons, Kavanagh)
- Ma première expérience sur une scène, pour faire plaisir à cette élève particulière qui rêvait de faire jouer ses profs. Un petit sketch de 5 min, mais quel stress, et quelle joie au final!
- Mon projet 365, tenu plus ou moins quotidiennement. Un pari qui devient une habitude, un joli moyen de graver chaque jour.
- Des amitiés qui se construisent (Dom, Aline, Emilie, si vous passez par là...), avec d'autant plus de force qu'elles sont sereines et basées sur le respect de l'autre et la présence, d'autres que je retrouve (clin d'oeil à la demoiselle d'Angers et à une Brigitte mariée à présent)
- Des liens qui s'éloignent parfois.. Et me dire que c'est sans doute que c'est ainsi que les choses doivent se passer
- Et puis ceux qui jamais ne s'éloignent et sont toujours là, pour un café, pour un chinois, pour une balade boutiques, pour un souper, ou juste une papote sur fb ou en sms quand la distance nous empêche de nous voir autant qu'on le voudrait...
- Un anniversaire fêté en grande pompes, entourée de ceux que j'aime
- Découvrir enfin Prague, avec mon compagnon de route, et profiter de cette pause en amoureux comme d'une bulle d'air dans le quotidien
- Un gros travail sur moi, entre kinésio et psy, pour tenter enfin de dire aurevoir aux fantômes du passé, pour faire un bon ménage et espérer qu'enfin, en 2012, la sérénité vienne. Une année de mutation, d'intériorité parfois, à la découverte d'émotions trop longtemps mises sous clé. Les doutes, les peurs, et cette envie d'y croire, coûte que coûte.. Parce qu'il n'y a pas de raison que demain ne soit pas meilleur!
- Des soirs et des nuits de fête, un peu moins souvent qu'avant, et me dire que ce n'est pas plus mal, parce que les guindailles se savourent d'autant plus quand elles ne sont pas hebdomadaires, et que ça me va bien aussi, les soirées calmes à la maison. Et me rendre compte que je vieillis, à préférer un restau entre copines à une soirée endiablée, et que je suis beaucoup mieux comme ça.
- Voir passer les mois et les années, en me disant que définitivement, c'est à chaque fois mieux maintenant. Je suis contente de ne pas regretter le temps passer.. Le meilleur est toujours à venir..
Définitivement, 2011 était pour moi une belle année...
Même s'il n'en a pas été de même pour tous mes proches, même s'il y a eu des coups durs, des soirs noirs, des jours de colère, même si sur la scène nationale et internationale, elle a été l'année de tous les coups durs, moi, très égoïstement, je l'ai aimée..
Que je le veuille ou non, elle finit ce soir.
Et après le bilan, vient le temps des espoirs..
Mes souhaits pour 2012:
1) Quatre murs et un toit, sans voisin qui met à fond sa musique débile dès le matin, avec un jardin pour profiter des jours où le soleil perce la grisaille belge, un coin de terre où faire pousser des fleurs et des potirons
2) Le bout du tunnel, la fin des doutes et des peurs, la guérison, enfin...
3) Garder auprès de moi ces amis qui au quotidien me font la vie plus douce
4) Et savoir dire sereinement aurevoir à ce qui se meurt ou change, parce que la vie est ainsi faite
5) Me tenir à ma Wii et reprendre mon comptage de points, pour pouvoir à nouveau me trouver potable en photos.. 8kgs dans les dents en un an.. Arrêter enfin la nourriture-doudou
6) Profiter! Continuer ma redécouverte du goût des petits riens, danser dans mon salon, rire sous la pluie, avoir le coeur léger et la tête tout autant, arrêter de me stresser pour demain, dans un mois, dans 10 ans, et vivre enfin ici et maintenant.. Apprendre à relativiser.
Ca serait déjà pas mal :)
A ceux qui passent par ici, je souhaite une année sereine, une année joyeuse, une année douce
2011 c'était
- Enfin un peu de repos après une année éprouvante, même si tous les jours n'ont pas été roses, c'était quand même nettement moins dur que 2010!
- Le Sénégal! Mon rêve de môme de voir l'Afrique qui se concrétise enfin, et sous la forme dont je rêvais: vivre 10 jours dans un village, partager le quotidien des habitants de Gohé, m'imprégner de cette culture, cette ambiance.. L'Afrique envoûte.. Je l'ai toujours su, j'en ai eu la confirmation.. Et Gohé m'accompagne encore aujourd'hui, comme un souvenir bien plus puissant que n'importe quel autre
- Partager mes jours avec un homme que j'aime, profiter de petits riens, de nos délires, de nos soirées télé, de cette complicité qui grandit sans cesse. C'est bon de se savoir aimée..
- Commencer l'année à Rome, souper en terrasse et sans manteau un 3 janvier et en prendre plein les yeux et le coeur
- Voir grandir ma nièce
- Fêter les 50 ans de mariage de mes grands-parents et rêver face à ce mariage qui a traversé les années sans jamais sombrer, à l'heure où tout va tellement vite, où tout est éphémère
- Manquer de temps parfois, quand trop de choses sont à faire
- Un Pat'Carnaval côté piche!
- La Provence, encore et toujours, parce qu'on est un peu chez nous là-bas, et qu'on y est toujours aussi bien
- Ma voiture attaquée deux fois.. Et faire la découverte du monde judiciaire..
- De chouettes concerts (Calo, Lavoine, Tryo et le La Semo), de chouettes spectacles (le dîner de cons, Kavanagh)
- Ma première expérience sur une scène, pour faire plaisir à cette élève particulière qui rêvait de faire jouer ses profs. Un petit sketch de 5 min, mais quel stress, et quelle joie au final!
- Mon projet 365, tenu plus ou moins quotidiennement. Un pari qui devient une habitude, un joli moyen de graver chaque jour.
- Des amitiés qui se construisent (Dom, Aline, Emilie, si vous passez par là...), avec d'autant plus de force qu'elles sont sereines et basées sur le respect de l'autre et la présence, d'autres que je retrouve (clin d'oeil à la demoiselle d'Angers et à une Brigitte mariée à présent)
- Des liens qui s'éloignent parfois.. Et me dire que c'est sans doute que c'est ainsi que les choses doivent se passer
- Et puis ceux qui jamais ne s'éloignent et sont toujours là, pour un café, pour un chinois, pour une balade boutiques, pour un souper, ou juste une papote sur fb ou en sms quand la distance nous empêche de nous voir autant qu'on le voudrait...
- Un anniversaire fêté en grande pompes, entourée de ceux que j'aime
- Découvrir enfin Prague, avec mon compagnon de route, et profiter de cette pause en amoureux comme d'une bulle d'air dans le quotidien
- Un gros travail sur moi, entre kinésio et psy, pour tenter enfin de dire aurevoir aux fantômes du passé, pour faire un bon ménage et espérer qu'enfin, en 2012, la sérénité vienne. Une année de mutation, d'intériorité parfois, à la découverte d'émotions trop longtemps mises sous clé. Les doutes, les peurs, et cette envie d'y croire, coûte que coûte.. Parce qu'il n'y a pas de raison que demain ne soit pas meilleur!
- Des soirs et des nuits de fête, un peu moins souvent qu'avant, et me dire que ce n'est pas plus mal, parce que les guindailles se savourent d'autant plus quand elles ne sont pas hebdomadaires, et que ça me va bien aussi, les soirées calmes à la maison. Et me rendre compte que je vieillis, à préférer un restau entre copines à une soirée endiablée, et que je suis beaucoup mieux comme ça.
- Voir passer les mois et les années, en me disant que définitivement, c'est à chaque fois mieux maintenant. Je suis contente de ne pas regretter le temps passer.. Le meilleur est toujours à venir..
Définitivement, 2011 était pour moi une belle année...
Même s'il n'en a pas été de même pour tous mes proches, même s'il y a eu des coups durs, des soirs noirs, des jours de colère, même si sur la scène nationale et internationale, elle a été l'année de tous les coups durs, moi, très égoïstement, je l'ai aimée..
Que je le veuille ou non, elle finit ce soir.
Et après le bilan, vient le temps des espoirs..
Mes souhaits pour 2012:
1) Quatre murs et un toit, sans voisin qui met à fond sa musique débile dès le matin, avec un jardin pour profiter des jours où le soleil perce la grisaille belge, un coin de terre où faire pousser des fleurs et des potirons
2) Le bout du tunnel, la fin des doutes et des peurs, la guérison, enfin...
3) Garder auprès de moi ces amis qui au quotidien me font la vie plus douce
4) Et savoir dire sereinement aurevoir à ce qui se meurt ou change, parce que la vie est ainsi faite
5) Me tenir à ma Wii et reprendre mon comptage de points, pour pouvoir à nouveau me trouver potable en photos.. 8kgs dans les dents en un an.. Arrêter enfin la nourriture-doudou
6) Profiter! Continuer ma redécouverte du goût des petits riens, danser dans mon salon, rire sous la pluie, avoir le coeur léger et la tête tout autant, arrêter de me stresser pour demain, dans un mois, dans 10 ans, et vivre enfin ici et maintenant.. Apprendre à relativiser.
Ca serait déjà pas mal :)
A ceux qui passent par ici, je souhaite une année sereine, une année joyeuse, une année douce
dimanche 18 décembre 2011
Citation du soir
"On cherche toujours des raisons à l’étroitesse affective de nos parents. On cherche toujours des raisons au manque d’amour qui nous ronge. Parfois il n’y a simplement rien dire. "
David Foenkinos, Les souvenirs
mercredi 14 décembre 2011
J'ai mal à mon humanité
Je suis quelqu'un qui aime les Hommes, j'ai toujours été comme ça.. Mais il y a des jours où j'ai du mal à ne pas vomir mon dégoût de mes congénères.
5 morts dont des gens dont la vie commençait, plus de 100 blessés, autant de famille pour qui la vie a pris un autre tournant hier, parce qu'un homme avait la haine et qu'il a choisi de l'exprimer en balançant sur un abri bus des grenades, et puis de poursuivre son heure noire en tirant à tout va..
Liège plonge dans l'horreur, moi aussi.. Parce que je continue à me sentir un peu chez moi là bas, parce que Petit Frère y étudie et qu'ils sont nombreux, les anciens de l'école qui arpentent les trottoirs de la Cité Ardente..
Il est 13h, ce 13/12/11 et j'ai mal de voir que ce monde produit ce genre de folie..
Et puis cette bétise, que je ne peux m'empêcher de faire, d'aller lire les articles sur le net, et leurs commentaires. Une vague de haine, un ras de marée de propos xénophobes, racistes et haineux..
"Il est mort comme un chien, bien fait pour sa gueule" sous la photo du meurtrier allongé sur le sol.. On parle d'un être humain.. Même si ses actes sont monstrueux.
"Ben oui forcément, c'est encore un "bon belge""
Et c'est parti..
"Qu'ils rentrent chez eux"
Nordine Amrani, le tueur, est né en Belgique..
Medhi, 15 ans, une de ses victimes aussi.
Iront-ils jusqu'à dire qu'il n'avait qu'à être dans son pays, ça lui aurait évité de se faire flinguer?
Dommage collatéral a répondu un de ces "braves monsieurs" sans une pet d'ironie ou de second degré.
J'ai mal à mon humanisme quand je lis la haine des humains, quand je vois qu'un acte haineux entraîne une marée de propos tout aussi haineux. Rejeter la haine en exhibant la sienne.. Où irons-nous? Et puis ce matin, des photos de profil où un "FN" s'affiche en grand.. Hier c'était une marque qui proposait un badge d'hommage où ils n'avaient pas omis de noter leur marque. Un peu de pub morbide ne tuera plus personne après tout^^
L'islamophobie est décidément de plus enracinée et de plus acceptée.. Merci Marine et ses amis.. A quand le retour des camps, et des délations des "bons belges" (encore une vaste blague que ce concept^^)??
5 morts dont des gens dont la vie commençait, plus de 100 blessés, autant de famille pour qui la vie a pris un autre tournant hier, parce qu'un homme avait la haine et qu'il a choisi de l'exprimer en balançant sur un abri bus des grenades, et puis de poursuivre son heure noire en tirant à tout va..
Liège plonge dans l'horreur, moi aussi.. Parce que je continue à me sentir un peu chez moi là bas, parce que Petit Frère y étudie et qu'ils sont nombreux, les anciens de l'école qui arpentent les trottoirs de la Cité Ardente..
Il est 13h, ce 13/12/11 et j'ai mal de voir que ce monde produit ce genre de folie..
Et puis cette bétise, que je ne peux m'empêcher de faire, d'aller lire les articles sur le net, et leurs commentaires. Une vague de haine, un ras de marée de propos xénophobes, racistes et haineux..
"Il est mort comme un chien, bien fait pour sa gueule" sous la photo du meurtrier allongé sur le sol.. On parle d'un être humain.. Même si ses actes sont monstrueux.
"Ben oui forcément, c'est encore un "bon belge""
Et c'est parti..
"Qu'ils rentrent chez eux"
Nordine Amrani, le tueur, est né en Belgique..
Medhi, 15 ans, une de ses victimes aussi.
Iront-ils jusqu'à dire qu'il n'avait qu'à être dans son pays, ça lui aurait évité de se faire flinguer?
Dommage collatéral a répondu un de ces "braves monsieurs" sans une pet d'ironie ou de second degré.
J'ai mal à mon humanisme quand je lis la haine des humains, quand je vois qu'un acte haineux entraîne une marée de propos tout aussi haineux. Rejeter la haine en exhibant la sienne.. Où irons-nous? Et puis ce matin, des photos de profil où un "FN" s'affiche en grand.. Hier c'était une marque qui proposait un badge d'hommage où ils n'avaient pas omis de noter leur marque. Un peu de pub morbide ne tuera plus personne après tout^^
L'islamophobie est décidément de plus enracinée et de plus acceptée.. Merci Marine et ses amis.. A quand le retour des camps, et des délations des "bons belges" (encore une vaste blague que ce concept^^)??
« Il n'y a d'autre enfer pour l'homme que la bêtise ou la méchanceté de ses semblables. » disait le Marquis de Sade.. Les deux étaient présents en force hier.. Et dans quelques jours, ces mêmes personnes feront des sourires de Noël et vanteront les mérites de la fraternité..
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